01 août

ENTRETIEN





100% musique spécial OBISPO - kewego
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100% musique spécial OBISPO - kewego
l'émission musicale de TLT présenté par Bruno Mallet.




A la une : pascal Obispo

11 mai

Encore plus beau avec les arrangements de Pascal

08 mai

Elle magique cette chanson, cher Pascal !

21 avril

MAUVAISE FOI NOCTURNE


17 avril

Nelly Furtado "Say it right"

J'adore!

ALLEGRO Someone else

22 décembre

Grammaire de l’art, logique de l’humain

par Edward Bond

(...) Pour être totale, l’image doit être rudimentaire. Il y a dans la danse, la chanson, l’histoire racontée quelque chose de caché. C’est sa nature rudimentaire qui rend visible ce qui est caché. Et qu’est-ce donc là ? L’humanité du créateur. L’humain est toujours rudimentaire. (...)

Mais comme ces images de pierre étaient parfaites, leurs créateurs avaient envie qu’elles parlent. Ils ont créé le théâtre pour dire la vérité sur tout ce qui est. Le théâtre leur disait ce qu’est souffrir et être désorienté. Il leur disait le paradoxe. La tromperie des oracles. Il invectivait. Il criait ce que les doigts avaient écrit sur le sol. Il parlait de la souffrance infligée à ceux qui recherchent la perfection. Oreste, Médée et Antigone se sont tus parce que les hommes ne pouvaient plus endurer ce qu’ils disaient. Pareille douleur ne pouvait être endurée que par des statues parfaites.

(...) Les hommes ne peuvent pas vivre en repos dans une telle colère et un tel désespoir. Alors ils écoutèrent une fois encore les Grecs. Mais la douleur les avait pourvus d’un courage nouveau. La maladie d’une force nouvelle. Alors les hommes qui avaient gratté le roc avec des outils fabriquèrent de nouveaux outils. De nouvelles machines. Des muscles d’acier. Des yeux de verre pour voir au loin. L’haleine nouvelle des fourneaux. De la terre, du roc et de la mer, ils firent leurs outils. Ils perfectionnèrent les imperfections mêmes de Dieu. De la nature. Ils découvrirent une manière nouvelle de rechercher tout ce qui est. Cette manière nouvelle, c’est l’outil. La machine. La machine est parfaite. La machine abolit ce qui est rudimentaire. Le texte de la nature se voit décodé. Faust apprend que Méphistophélès n’existe pas. Nous voici libres.
Sans qu’on s’en aperçoive, la souffrance et le besoin se mirent à forcer les hommes à se traiter eux-mêmes comme s’ils étaient des outils. Les outils sont parfaits. Faciles à manier. A maintenir à leur place. A gérer. Si un outil est défectueux, on le détruit. On fabrique un outil nouveau. Les outils nous épargnent le désagrément et la douleur. (...)

Lire l'article entier: http://www.lexception.org/article106.html

Edward Bond est auteur dramatique.
Article initialement publié dans les pages Horizons Débats du journal Le Monde daté du 11 octobre 2003.
07:44:52 - Rossitsa -

La souffrance comme source d’inspiration des artistes

"Nombreux sont les artistes plasticiens béninois qui pensent que pour vaincre la souffrance, il faut s’armer contre elle en la montrant, en la détaillant. Non pas pour rendre les coeurs durs et insensibles, mais pour inviter les fans de l’art au partage de leur souffrance. Les toiles de Dominique Zinkpè et de plusieurs autres peintres béninois illustrent très souvent ce principe. Elles montrent des personnages souffrant jusqu’au plus profond de leur être. Ces images décrivent des souffrances atroces infligées à la chair et à l’esprit. Le plus souvent, ces toiles restent incomprises par les profanes de l’art. Mais pour ceux qui s’y connaissent, ces images sont plutôt choquantes et interrogatives. «On me traite de violent, parfois de tourmenté. Mais comment pourrais-je m’exprimer autrement s’il y a tant d’hypocrisie et d’injustice autour de moi ?» déclarait le plasticien Zinkpé à l’occasion d’un vernissage.(...)"

Franck Raoul PEDRO

Lire l'article entier:
http://www.lautrequotidien.com/article.php?id_article=4485
07:29:52 - Rossitsa -

LOUIS ARAGON

LES OISEAUX DÉGUISÉS

Tous ceux qui parlent des merveilles
Leurs fables cachent des sanglots
Et les couleurs de leur oreille
Toujours à des plaintes pareilles
Donnent leurs larmes pour de l'eau

Le peintre assis devant sa toile
A-t-il jamais peint ce qu'il voit
Ce qu'il voit son histoire voile
Et ses ténèbres sont étoiles
Comme chanter change la voix

Ses secrets partout qu'il expose
Ce sont des oiseaux déguisés
Son regard embellit les choses
Et les gens prennent pour des roses
La douleur dont il est brisé

Ma vie au loin mon étrangère
Ce que je fus je l'ai quitté
Et les teintes d'aimer changèrent
Comme roussit dans les fougères
Le songe d'une nuit d'été

Automne automne long automne
Comme le cri du vitrier
De rue en rue et je chantonne
Un air dont lentement s'étonne
Celui qui ne sait plus prier

21 décembre

VOEUX A PASCAL

13:13:08 - Rossitsa -

14 décembre

Qu'est-ce que c'est beau!

LES MAINS D'ELSA


Donne-moi tes mains pour l'inquiétude
Donne-moi tes mains dont j'ai tant rêvé
Dont j'ai tant rêvé dans ma solitude
Donne-moi tes mains que je sois sauvé.

Lorsque je les prends à mon pauvre piège
De paume et de peur de hâte et d'émoi
Lorsque je les prends comme une eau de neige
Qui fond de partout dans mes mains à moi.

Sauras-tu jamais ce qui me traverse
Ce qui me bouleverse et qui m'envahit
Sauras-tu jamais ce qui me transperce
Ce que j'ai trahi quand j'ai tressailli

Ce que dit ainsi le profond langage
Ce parler muet de sens animaux
Sans bouche et sans yeux miroir sans image
Ce frémir d'aimer qui n'a pas de mots.

Sauras-tu jamais ce que les doigts pensent
D'une proie entre eux un instant tenue
Sauras-tu jamais ce que leur silence
Un éclair aura connu d'inconnu

Donne-moi tes mains que mon coeur s'y forme
S'y taise le monde au moins un moment
Donne-moi tes mains que mon âme y dorme
Que mon âme y dorme éternellement.



Louis Aragon
17:15:22 - Rossitsa -

08 décembre

UNE HISTOIRE TRES DROLE

Voici une parodie très drôle du conte
Le Petit Chaperon Rouge
de Politically Correct Bedtime Stories
de James Finn Garner


C'est la version en français mais en anglais c'est beaucoup plus drôle, donc j'ai mis la VO en bas.



"Il était une fois une jeune personne appelée "Le petit chaperon rouge" qui vivait avec sa mère dans une maison en bordure de la forêt. Un jour sa mère lui demanda de porter un panier de fruits frais et d'eau minérale à sa grand-mère (non pas parce que ce soit un travail féminin mais par ce que l'ancêtre était généreuse et contribuait à engendrer un sentiment de communauté).
Par ailleurs, sa mère grande n'était PAS malade, mais au contraire en pleine condition physique et mentale et complètement capable de prendre soins d'elle même comme une sémillante troisième-agite.

Donc, le petit chaperon rouge s'en fut avec son panier à travers bois. Beaucoup de gens croyaient que la forêt était un endroit interdit et dangereux et n'y mettaient jamais les pieds. Le petit chaperon rouge de toute façon avait suffisamment confiance en sa sexualité naissante pour ne pas se laisser intimider par une imagerie Freudienne aussi évidente...

Sur le chemin de la maison de sa grand-mère, le petit chaperon rouge fut accostée par un loup, qui lui demanda ce que contenait son panier. Elle répondit:
"Un en-cas diététique pour ma grand-mère, qui est tout à fait capable de prendre soin d'elle même comme une sémillante troisième-agiste".

Le loup dit : "Vous savez ma bonne: ce n'est pas prudent pour une petite
fille de traverser ces bois seule...".
Le petit chaperon rouge lui répondit : "Je trouve votre remarque sexiste offensante, mais je n'en teindrais pas compte à cause de votre statut traditionnel d'asocial, dont le stress vous a amené à développer votre propre point de vue, par ailleurs entièrement respectable. Maintenant si vous voulez bien m'excuser, j'ai affaire."

Le petit chaperon rouge continua son chemin sur le sentier. Mais parce que son statut d'asocial l'avait affranchi de la servitude à la linéarité judéo-chrétienne, le loup connaissait un raccourci vers la maison de la grand-mère. Il entra par effraction dans la maison et mangea la grand-mère, un enchaînement de circonstances parfaitement respectable pour un carnivore asocial comme lui. Puis sans aucune culpabilité vis-à-vis des notions d'habillement féminin ou masculin,
il enfila la robe de chambre de la grand-mère et se coucha.

Le petit chaperon rouge entra dans la maisonnette et dit :
"Grand-mère, je t'ai apporté des en-cas sans gras ni sodium pour rendre hommage à ton statut de matriarche."
Depuis son lit, le loup dit doucement : "Vient plus près, mon enfant, pour que je puisse mieux te voir". Le petit chaperon rouge répondit :
"Oh, j'oubliais que tu es aussi mal voyante qu'une taupe, grand-mère. Quels grands yeux tu as ..."
"C'est pour mieux te voir mon enfant."
"Grand-mère comme tu as un grand nez - seulement relativement bien sur,et certainement attirant à sa façon."
"C'est pour mieux te sentir mon enfant."
"Grand-mère, comme tu as de grandes dents !"
Le loup répondit : "Je suis parfaitement satisfait de qui je suis et de ce que je suis" et bondit hors du lit. Il attrapa le petit chaperon rouge dans ces griffes avec l'intention de la dévorer.
Le petit chaperon rouge cria, non pas à la vue des tendances transvestistes du loup,
mais à cause de l'invasion sauvage de son espace personnel.

Ces cris furent entendus par un technicien de tronçonnage de passage (ou ingénieur en combustible sylvicole comme il préférait être appelé). Lors qu'il fit irruption dans la maisonnette, il vit la mêlée et tenta d'intervenir. Mais comme il brandissait sa hache, le petit chaperon rouge et le loup s'arrêtèrent.

"Qu'est ce que vous voulez faire au juste ?", lui demande le petit chaperon rouge.
L'employé en coupe de bois, cligna des yeux et essaya de répondre, mais aucun mot ne lui vint.
"Vous déboulez ici comme un Néandertalien qui laisse son arme penser pour lui" s'exclama-t-elle. "Sexiste, ségrégationniste, qu'est-ce qui vous permet de penser que les femmes et les loups ne peuvent pas régler leurs problèmes sans l'aide d'un homme ?"

Lorsqu'elle entendit le discours passionné du petit chaperon rouge, la grand-mère sauta hors de la gueule du loup, saisit la hache du technicien forestier et lui coupa la tête.

Après cette épreuve, le chaperon rouge, la grand-mère et le loup décidèrent d'expérimenter une communauté alternative basée sur le respect mutuel et la coopération, et vécurent heureux dans les bois.

La traduction n'est pas de moi.
09:08:42 - Rossitsa -

UNE HISTOIRE TRES DROLE - VO

Little Red Riding Hood

from Politically Correct Bedtime Stories by James Finn Garner.




There once was a young person named Red Riding Hood who lived with her mother on the edge of a large wood. One day her mother asked her to take a basket of fresh fruit and mineral water to her grandmother's house--not because this was womyn's work, mind you, but because the deed was generous and helped engender a feeling of community. Furthermore, her grandmother was not sick, but rather was in full physical and mental health and was fully capable of taking care of herself as a mature adult.

So Red Riding Hood set off with her basket through the woods. Many people believed that the forest was a foreboding and dangerous place and never set foot in it. Red Riding Hood, however, was confident enough in her own budding sexuality that such obvious Freudian imagery did not intimidate her.
On the way to Grandma's house, Red Riding Hood was accosted by a wolf. who asked her what was in her basket. She replied, "Some healthful snacks for my grandmother, who is certainly capable of taking care of herself as a mature adult."

The wolf said, "You know, my dear, it isn't safe for a little girl to walk through these woods alone."

Red Riding Hood said, "I find your sexist remark offensive in the extreme, but I will ignore it because of your traditional status as an outcast from society, the stress of which has caused you to develop your own, entirely valid, worldview. Now, if you'll excuse me, I must be on my way."

Red Riding Hood walked on along the main path. But, because his status outside society had freed him from slavish adherence to linear, Western-style thought, the wolf knew a quicker route to Grandma's house. He burst into the house and ate Grandma, an entirely valid course of action for a carnivore such as himself. Then, unhampered by rigid, traditionalist notions of what was masculine or feminine, he put on Grandma's nightclothes and crawled into bed.

Red Riding Hood entered the cottage and said, "Grandma, I have brought you some fatfree, sodium-free snacks to salute you in your role of a wise and nurturing matriarch."

From the bed, the wolf said softly, "Come closer, child, so that I might see you."

Red Riding Hood said, "Oh, I forgot you are as optically challenged as a bat. Grandma, what big eyes you have!"

"They have seen much, and forgiven much, my dear."

"Grandma, what a big nose you have, only relatively, of course, and certainly attractive in its own way."

"It has smelled much, and forgiven much, my dear."

"Grandma, what big teeth you have!"

The wolf said, "I am happy with who I am and what I am," and leaped out of bed. He grabbed Red Riding Hood in his claws, intent on devouring her. Red Riding Hood screamed, not out of alarm at the wolf's apparent tendency toward crossdressing, but because of his willful invasion of her personal space.

Her screams were heard by a passing woodchopperperson (or log-fuel technician, as he preferred to be called). When he burst into the cottage, he saw the melee and tried to intervene. But as he raised his ax, Red Riding Hood and the wolf both stopped.

"And just what do you think you're doing?" asked Red Riding Hood.

The woodchopper-person blinked and tried to answer, but no words came to him.

"Bursting in here like a Neanderthal, trusting your weapon to do your thinking for you!" she exclaimed. "Sexist! Speciesist! How dare you assume that womyn and wolves can't solve their own problems without a man's help!"

When she heard Red Riding Hood's impassioned speech, Grandma jumped out of the wolf's mouth, seized the woodchopperperson's ax, and cut his head off. After this ordeal, Red Riding Hood, Grandma, and the wolf felt a certain commonality of purpose. They decided to set up an alternative household based on mutual respect and cooperation, and they lived together in the woods happily ever after.

17 novembre

12:21:46 - Rossitsa -

10:20:10 - Rossitsa -

14 novembre

Un petit mot à Pascal

Bonjour cher Pascal,

Après tes interviews sur les radios la semaine dernière, j’ai envie de partager quelques idées avec toi. Ta musique m’a touchée plus que toute autre; je pleure sur la plupart de tes chansons –certaines je ne me permets d’écouter que rarement - ça fait plaisir et ça fait mal en même temps; c’est comme du poison – il faut en prendre en petites doses. J’écoute Sur la voie ferrée quand j’ai envie de pleurer.

A propos de tes critiques, ils ne considèrent pas objectivement ta musique et cherchent, à mon avis, à blesser ceux qui ont le courage de montrer leur vulnérabilité. Ne doute pas, s’il te plaît, d'être un vrai artiste. Si tu ne l’étais pas, ta musique n’aurait pas touché le monde intérieur de millions de personnes. Les gens aujourd’hui n’ont plus le temps de porter attention à l’autre, de partager. Ta sensibilité à travers ta musique comble un vide dans l’âme, des émotions qu’on n’arrive pas ou on n’ose pas exprimer. Tu fais partie du monde de tes fans: regarde les commentaires sur ton blog et sur les sites quand t’as annoncé que t’allais faire un break et qu’après 2007 tu ne chanterais, peut-être, plus. Certains disent qu’ils n’imaginent pas leur monde sans toi (paradispop.skyblog.com).

Toi et l’expression de ton individualité sont tes trésors et tu dois les chérir toi-même, surtout. Les autres ne te donneront jamais l’appréciation que tu peux te donner toi-même.

Je t’embrasse.
Rossitsa


10 novembre

We Are Not Separate

The Buddha arrived at the gates of heaven and all was prepared with great fanfare to receive him. The gates were flung open, music was playing and angels were present to greet him with garlands. But he refused to enter heaven.
He said, "I will not enter until all the beings in the Universe enter Heaven. Only after that will I enter. "

09 novembre

A PASCAL



“Speak what you think now in hard words, and to-morrow speak what to-morrow thinks in hard words again, though it contradict every thing you said to-day. -- `Ah, so you shall be sure to be misunderstood.' -- Is it so bad, then, to be misunderstood? Pythagoras was misunderstood, and Socrates, and Jesus, and Luther, and Copernicus, and Galileo, and Newton, and every pure and wise spirit that ever took flesh. To be great is to be misunderstood.”


Ralph Waldo Emerson

03 novembre

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