29 juillet

L'intelligence, dans la nature, ce n'était qu'une pauvre petite lueur qui devait nous guider dans l'accomplissement des actes quotidiens. Nous lui avons donné, peu à peu, trop d'importance. Et nous sommes comme serait un homme qui porte une lampe dans un souterrain à la recherche d'un trésor. Soudain, la lampe fume, ou flamboie, ou ronfle, ou crépite. Alors, il s'arrête, il s'assied par terre, il fait monter ou descendre la mèche, il règle des éclairages. Et ce travail l'intéresse tant qu'il a oublié le trésor, qu'il finit par croire que le bonheur c'est de perfectionner une lampe et de faire danser des ombres sur un mur. Et il se contente de ces pauvres joies de lampiste, jusqu'au jour où il voit soudain que sa vie s'est passée à ce jeu puéril... Trop tard ! La mort déjà le tient à la gorge. L'intelligence, c'est la lampe. Le trésor, ce sont les joies de la vie. Marcel Pagnol
00:38:00 - LADY M - Aucun commentaires

26 juin

R.I.P


1958 -2009
Dans la forêt hostile de Thriller il n’y a plus personne, les cases multicolores de Billie Jean se sont éteintes, la partie de billard endiablée de Beat it est terminée, et le lion de Black or white a rejoint sa tanière.
(in Graine2blog by marine)

14:18:04 - LADY M - 1 commentaire

29 avril

COURIR DES RISQUES

Rire, c’est risquer de paraître idiot.
Pleurer, c’est risquer de paraître sentimental.
Tendre la main à quelqu’un, c’est risquer un engagement.
Exprimer ses sentiments, c’est risquer la souffrance.
Exprimer ses idées et ses rêves, c’est risquer d’être ridiculisé.

Mais il est nécessaire de courir des risques
Car le risque le plus grand de la vie est de ne pas courir de risque.
Celui qui ne risque rien, ne fait rien, n’a rien, n’est rien.
Vous pouvez éviter la souffrance et les peines,
mais alors vous n’apprendrez jamais à sentir, à grandir, à aimer, à vivre.
Enchaîné par vos certitudes, vous êtes un esclave.
Seule la personne qui court des risques est vraiment libre.

Auteur anonyme
00:46:00 - LADY M - Aucun commentaires

A toi, l'Humain


Voici un petit texte que m'a donné une jeune fille au coin d'une rue... Amusant, je vous le transmets pour qu'à votre tour vous le fassiez lire à votre voisin ;-)

Salut l'Humain !

Colocataire de notre belle planète, ce petit plaidoyer t'est adressé. aucune Réflexion théologique, aucun engagement à la chrétienté, aucune politique thérapeutique ne t'est demandée. Juste quelques mots qui s'enchaînent et qui te parlent à toi, l'Humain.

Le vrai Tribun que tu es doit sans cesse lutter contre la suppression de toutes entraves quelqu'elles soient, s'armer pour clamer la paix et la Tolérance.

Mon cher colocataire, mon ami, nous ne sommes pas incompatibles ! Peut-être es-tu sous l'emprise de multiples contrariétés : affectives, familiales et autres...
Mais sache une chose, pauvre mortel, l'homme n'est rien d'autre que la série de ses actes, c'est pourquoi un petit geste de ta part, une marque significative de ton Existence, une trace peut tellement faire plaisir aux autres.

JOUIS DE LA VIE, l'humanité n'est pas morte, n'oublie jamais !
L'humanité vit à travers toi et à travers les autres.
STOP ! aux futilités, Donne de l'Amour, de l'AMITIÉ, du vivant, de l'Humain quoi !!
00:45:00 - LADY M - Aucun commentaires

C'EST PEUT-ÊTRE ÇA

C'est peut-être ça
L'amour, le grand amour
C'est peut-être ça
Qui m'a prise à mon tour
Ce je ne sais trop quoi
Qui fait froid dans le dos
Et soudain donne chaud
Quand tout le monde a froid...

C'est peut-être ça
Qui fait battre le coeur
Et pendant des heures
Vous fera rester là
Devant un téléphone
Pour entendre une voix
Devant un téléphone
Qui ne sonnera pas...

C'est peut-être ça
L'amour, le grand amour
C'est peut-être ça
Qui m'a prise à mon tour
Ce sentiment brutal
Lorsque tout allait bien
De se sentir très mal
Sans savoir d'où ça vient

C'est peut-être ça
Qui fait pleurer de rire
Et vous fait courir
A minuit sous la pluie
Sous la pluie, sans manteau
En gueulant qu'il fait beau
En gueulant que la vie
'y a rien de plus joli...
Avant, juste avant
D'aller se foutre à l'eau...

C'est peut-être ça
L'amour...Le Grand Amour!...


Charles Dumont (Musique), Michel Vaucaire (Paroles)
00:43:00 - LADY M - Aucun commentaires

Que savons-nous, sinon qu'il est des conditions inconnues qui nous fertilisent ? Où loge la vérité de l'homme ?
La vérité, ce n'est point ce qui se démontre. Si dans ce terrain, et non dans un autre, les orangers développent de solides racines, et se chargent de fruits, ce terrain-là c'est la vérité des orangers. Si cette religion, si cette culture, si cette échelle des valeurs, si cette forme d'activité et non telles autres, favorisent chez l'homme cette plénitude, délivrent en lui un grand seigneur qui s'ignorait, c'est que cette échelle des valeurs, cette culture, cette forme d'activité, sont la vérité de l'homme. La logique ? Qu'elle se débrouille pour rendre compte de la vie.
Antoine de Saint-Exupéry
00:42:00 - LADY M - Aucun commentaires

LE CHERCHEUR DU TEMPS

Dans notre cœur, il y a des places que l’on ne sait pas être vides. Le temps nous promène aveugles en ses allées où nous côtoyons souvent sans les voir d’autres vivants. Parfois leur quête s’éloigne de la nôtre des siècles durant. Puis un jour quelqu’un surgit. Nous savons.

Il m’a fait comprendre beaucoup de choses, le chercheur du temps, et d’abord que nous portons une énigme qui ne demande qu’à se parler. Elle nous hisse ensemble sur la scène haute de l’existence. Là le distant devient le proche, une terre de silence fait entendre sa voix. Nous tournant vers elle, nous empruntons la passerelle jetée d’un corps à l’autre, d’une histoire à une autre. Avec lui, il ne s’agissait pas de forcer le pas mais de tendre la main pour ouvrir le livre des mots. La littérature fut notre médiatrice.

La première fois que je le vis, il m’est apparu comme flottant au-dessus du sol. Il défiait la pesanteur du lieu, secouant la tête et ses pensées en marchant sur la pointe des bruits sans rien déranger. Alentour continuait. Ce matin-là, seule je le regardais comme on regarde l’autre, son semblable. Plus tard j’ai su qu’il avait le pouvoir de lever le lièvre des jours, celui qui court passé, présent et emmène au cœur du temps. Son domaine était la mémoire.

Dans l’enfance se cueillent les images. Leur floraison nous donne vocation. Ce qui nous en reste est hors temps : un chant de l’origine qui n’a pas de fin. Il se transmet d’une âme à l’autre en d’étonnantes reconnaissances. Pendant des années, Jean-Jacques Rousseau fut son compagnon. Prodige de celui qui nous révèle le droit de s’en aller dans les replis du temps.

La sauvagerie du souvenir touche au pur sentir. Quand le mot est absence, certains savent ramener la chaleur sur le gel des paysages et des générations. Le chercheur de temps allume des feux. Sous les braises la glace fond, la peau des mots, des ans, se déplisse. Une femme tourne les pages de l’oubli. Un renard apparaît à la lisière du bois. On entend de nouveau le cri de Mélusine. Des mouettes volent au-dessus du Havre. La montagne herborise dans la marée des soirs ; le souffle de la mer traverse Grenoble. Quelqu’un marche, pieds nus, sur le sentier de l’éternel présent. Il cherche les signes. Nous le suivons.

Avec lui, j’ai remonté l’estuaire ; mêlé l’Est et le Sud, le passé et le présent selon un itinéraire brisé. Est-ce celui du chemineau ? Le mystère réside peut-être dans ses Vosges natales, ce pays d’où l’on part pour ne jamais arriver. Seule importe la route. Elle ramène par brassées la rivière, un vélo, des noisetiers, des rires et des yeux rougis, les secrets dans un grenier. Il y a les territoires interdits. Des maisons s’enfonçant dans le passé pour brûler avec les morts. Des ponts comme des abîmes. Chercheur de temps, le désespoir n’est jamais loin. Ni l’inconnu. Dans le jeu des ors et des ombres on s’engage cueillant des poignées d’herbes folles au revers du monde. Et serré entre les lèvres, tout ce qui ne s’est pas dit, l’effroi et la poésie. S’y recueille une clarté aussi forte que l’enfance.

A travers ses mailles, la voix s’entend pianissimo. L’incréé soudain nous enveloppe. Lui dit qu’il est notre vraie demeure. Car la vie ne nous offre souvent qu’une forme à accomplir. Il s’y emploie, sachant la course redoutable. Les deuils et les amours demandent l’heure exacte.

Dans les larges allées de la rencontre, nous trouvons gestes et paroles. Ils permettent la réparation, creusent les intervalles où se glissent les chercheurs de temps. Derrière, de petits sentiers parallèles. Nous les avons empruntés. Ils mènent à quatre enfants, à la montagne et ses portes, à un lac ignoré. Ils débouchent dans des livres. Où le temps s’arrête, la mémoire devient une littérature absolue.
Sylvie Fabre G. – Le Génie des rencontres

00:40:00 - LADY M - Aucun commentaires

LES SEPT FÉES DU MIROIR AUX FÉES

On dit qu’il y a bien longtemps sur cette terre, les plantes, les bêtes, les hommes et tous les êtres du Petit peuple (fées, orcs, korrigans, géants…) vivaient en bonne intelligence, en harmonie même.

Mais les hommes, toujours entreprenants, défrichaient sans relâche pour étendre leurs cultures ; ils creusaient la terre pour en extraire la pierre, et puis le fer pour forger leurs outils, mais aussi leurs armes.

Alors, une nuit, tout le Petit Peuple s’est réuni. Longtemps ils ont parlé, et au matin tous devaient en convenir : « Etait venu le temps des hommes ». C’est à ce moment que les géants sont partis vivre dans les plus hautes montagnes du monde. Orcs et trolls ont fui vers les plaines enneigées du nord. Les korrigans, minuscules, n’ont eu qu’à se cacher dans les terriers et bosquets. Et les fées, elles ? C’est bien souvent dans l’eau des ruisseaux, des fontaines ou des lacs qu’elles ont trouvé refuge.

Il était alors sept fées, sept sœurs toutes jeunes puisque l’aînée avait à peine 350 ans. Elles aussi ont pris leur envol en quête d’un lieu où vivre à l’abri du regard des hommes. Elles ne sont pas allées bien loin, car au cœur de la forêt, elles ont découvert une vallée paisible, que seuls le cri des bêtes, le chant des oiseaux et le vif gargouillis du Rauco animaient. Au bout de la vallée, ce ruisseau s’évasait pour former un petit étang. C ‘est là qu’elles ont décidé de se retirer, et sous les eaux de l’étang elles ont bâti leur demeure. La maison terminée, elles se sont réunies et, levant chacune leur main droite, elles ont fait le serment solennel qu’à partir de ce jour plus jamais elles ne se montreraient aux hommes, jamais.

Et c’est ce qui s’est passé. Pour ne pas être surprises par les errances d’un bûcheron ou d’un promeneur, elles restaient tout le jour au fond de l’eau ; et ce n’est qu’à la nuit venue qu’elles sortaient prendre l’air, cueillir les herbes exigées par leurs magies, et pour apprendre encore. Car chacune avait sa spécialité, sa curiosité. L’aînée étudiait le pouvoir des plantes, l’autre lisait les étoiles dans la nuit, la troisième scrutait la roche, une autre parlait des heures durant à tous les êtres visibles ou invisibles, la cinquième se plongeait dans l’infiniment petit qui est en toute chose, la sixième cherchait dans l’eau quelques traces de la mémoire du monde… La septième, la plus jeune, était si vive et si curieuse qu’elle voulait tout connaître, tout savoir. Aussi, chaque soir, elle suivait l’une ou l’autre de ses sœurs et partageait chacun de leurs secrets. C’était donc aussi la plus puissante en magie.

Longtemps, elles vécurent tranquilles dans la vallée. Cent, deux cents, trois cents… mille ans ont passé sans que jamais aucun homme ne se doute de leur présence. Mais, au bout d’un millénaire, la plus jeune des fées autrefois si vivre devenait morose. Elle ne disait plus un mot. Elle s’ennuyait : tous les jours, enfermée. Souvent pour tromper l’ennui, elle se promenait étendue sur le dos, là, juste sous la surface de l’eau, profitant ainsi des rayons du soleil. Un jour qu’elle nageait ainsi entre deux eaux, elle entendit résonner un bruit inconnu. C’était comme un pas, très lourd, mêlant au son de la corne celui du métal raclant la roche. Et cela s’était arrêté au bord de l’étang. Alors, elle a filé jusqu’à la rive ; et là, juste au-dessus d’elle, elle a vu la tête d’un cheval qui s’abreuvait. Elle sa souri. Puis son petit cœur de fée s’est mis à battre, car là, juste au-dessus d’elle, un homme se penchait pour se rafraîchir. « Un homme ? pensa-t-elle. Mille ans qu’elle n’en avait pas croisé. » Que deviennent-ils ? Se font-ils encore la guerre ? Quelles nouvelles inventions géniales ? Qui règne sur le monde des hommes ? » Et il y a ce mystère, certaines fées prétendent : « Les hommes ont un étrange pouvoir. Ils ne sont pas magiciens, non. Et pourtant le plus humble d’entre eux peut tenir la plus puissante des fées à jamais prisonnière à ses côtés ».

Mille questions lui brûlent les lèvres… Et, bravant le serment, elle jaillit de l’onde et lui apparaît. Le jeune homme reste un moment bouche bée. Ebahi par tant de grâce et de beauté réunies, il est sous le charme. La fée, de son côté, le trouve bien de sa personne, sans doute un gentilhomme, habillé pour la chasse, il a fière allure. Tout le reste du jour elle va le questionner, parcourant avec lui toute la vallée, lui tâchant de lui répondre au mieux et toujours avec grande courtoisie. Le temps va filler et ce n’est qu’en fin d’après-midi qu’ils rejoignent l’étang. A cet instant, la jeune fée réalise : le soleil est déjà bas dans le ciel et la nuit va venir : « Tu ne dois pas rester là, va-t‘en vite ! » Et le jeune homme, docile, enfourche et talonne sa monture. Le regardant partir, la fée se ravise : « Attends ! Reviens demain, même heure, même lieu ! » D’un signe de la tête il lui répond. Bien sûr qu’il sera là demain. Il n’a plus qu’elle en tête. Alors elle retourne au fond de l’étang. Il était temps. Déjà ses sœurs s’apprêtent pour la nuit. Ses sœurs s’étonnent de la voir rentrer toute guillerette, chantonnant, embrassant le front de l’une, offrant une fleur de nénuphar à une autre. Elle semble soudain pleine de joie. Fatiguée par sa longue marche, la jeune fée s’allonge un instant. Fermant les yeux pour retrouver les images de ce jour, elle s’assoupit. « Il s’est passé quelque chose » pensent ensemble les six sœurs. Aussi, elles forment le cercle et de leurs magies conjuguées, elles lisent dans l’esprit de la cadette. Et elles découvrent l’horrible vérité : « Elle a rompu le serment et, de plus, a laissé cet homme repartir vivant. Il va prévenir les siens. C’en est fini de notre tranquillité. Il nous faut agir ! » Et, reformant le cercle, elles endorment la jeune fée pour tout un jour.

Le lendemain matin, le gentilhomme est de retour. Il a mis ses plus beaux habits et n’a qu’une hâte : la revoir. Mais ce n’est pas sa belle fée qui l’accueille. Sortant de l’ombre, jaillissant de l’eau, tombant des branches basses, ce sont les six sœurs qui se jettent sur le malheureux. Cinq d’entre elles le plaquent au sol, tandis que l’aînée, de ses mains, l’étrangle, le tue. Leur sale besogne accomplie, elles s’en retournent au fond de l’eau. Ce n’est qu’à l’extrême fin du jour que la jeune fée s’éveille. Tout de suite, à la lumière, elle réalise : le temps a filé, la nuit tombe déjà, son chevalier ! Elle court, elle nage –on ne sait trop- jusqu’à la berge et découvre le corps inanimé du jeune homme. C’est d’abord grande douleur, et, pour la première fois de son existence, des larmes emplissent ses yeux. Elle se penche et tend sa main vers le beau visage quand soudain elle aperçoit les traces des doigts meurtriers sur son cou. Après la douleur vient la colère, la terrible colère des fées. « Qui a fait ça ? » Elle n’a plus qu’une idée en tête venger la mort de cet innocent. Elle interroge les arbres, les oiseaux « Sui a fait ça ? » Effrayés, ils finissent par lui dire la vérité : « Ce sont tes sœurs. Mais toi seule es coupable, tu avais promis… » Mais déjà elle n’écoute plus. « Ce sont mes sœurs… » et, les yeux pleins de haine, elle retourne dans leur demeure sous les eaux, bien décidée à accomplir sa vengeance.

Cette nuit-là, l’étang va bouillonner, la terre va trembler, tout le val va gronder du vacarme du combat des fées. Au matin, tout est calme dans la vallée. Au fond de l’étang, la jeune fée se tient débout devant ses six sœurs pétrifiées, paralysées par sa puissance. Sans aucune pitié, elle saisit sa petite serpe et, une à une, elle les égorge. Oh, ce n’est pas par cruauté, non. Elle recueille un peu du sang de chacune dedans un bol, y mêle son propre sang et quelques plants de son secret. Ensuite, elle court auprès du corps du chevalier. Entrouvrant ses lèvres, elle verse la portion sanguine dans sa gorge. La poitrine du jeune homme se gonfle, puis ses yeux s’ouvrent à la vie. Alors elle l’embrasse, de toutes ses forces, elle le serre contre son cœur. Et elle décide d’abandonner ce lieu à jamais maudit, et d’aller vivre avec lui, femme parmi les hommes.

Et l’histoire pourrait s’arrêter là. Sans doute ils furent heureux. Sûrement, ils eurent beaucoup d’enfants. Mais là, au font de l’étang, sont six fées du Petit Peuple qui agonisent. Et de leur gorge, le sang va couler, couler, se mêlant aux eaux de l’étang qui va déborder et se répandre. Sept jours et sept nuits durant, le sang des fées, rampant tel un serpent, par delà les collines et les bois, inondant chaque village, chaque vallée sur des lieues à la ronde va marque à jamais son passage. C’est pourquoi encore aujourd’hui en Brocéliande, la roche et la terre sont rouges, pourpres du sang des six fées de ce petit étang que l’on nomme le Miroir aux Fées.


Extrait de Contes et légendes de Brocéliande
00:39:00 - LADY M - Aucun commentaires

LE MONDE .... À ÉCHELLE RÉDIUTE



Si l’on compare le monde avec un village de 100 habitants, en tenant compte de toutes ses composantes, le village ressemblerait alors à ceci :





57 Asiatiques – 21 Européens – 14 Américains – 8 Africains

52 femmes - 48 hommes

70 personnes de couleur - 30 blancs

70 non-chrétiens - 30 chrétiens

89 hétéros - 11 homos

6 personnes possèderaient 59 % de la richesse mondiale totale

6 personnes auraient la nationalité américaine

80 seraient sans abri

70 seraient analphabètes

50 seraient dépendantes de quelqu’un d’autre

1 serait mourante

2 naîtraient

1 aurait un PC

1 serait diplômée





Si l’on regarde le monde de cette manière, il est clair que compréhension, tolérance et études deviennent nécessaires.



Si ce matin vous vous êtes réveillé sans être malade, alors vous êtes plus heureux qu’un million de personnes qui vont mourir dans les prochains jours.



Si vous n’avez jamais souffert de la guerre, de la solitude ou de la faim, alors vous êtes beaucoup plus heureux que 500 millions de personnes dans le monde.



Si vous pouvez aller à votre lieu de culte, sans vous sentir obligé, sans être arrêté ou être tué, alors vous êtes beaucoup plus heureux que 3 milliards de personnes dans le monde.



S’il y a de la nourriture dans votre frigo, que vous êtes vêtu, et que vous avez un toit, alors vous êtes plus riche que 75 % de la population mondiale



Si vous avez un compte bancaire, un peu d’argent en poche ou un peu de monnaie dans une petite boîte, alors vous faites partie des 8 % des personnes les plus riches au monde.



Si vous savez lire ce message, alors vous êtes béni, car :

Quelqu’un a pensé à vous

Vous ne faites pas partie des 2 milliards de personnes qui ne savent pas lire

Et ... vous avez un PC !!



Quelqu’un a dit un jour :

- Travaille comme si tu n’avais pas besoin d’argent,

- Danse comme si personne ne te regardait,

- Chante comme si personne ne t’écoutait,

- Aime comme si personne ne t’avait blessé,

- Vis comme si, ici, c’était le Paradis sur terre.




00:36:00 - LADY M - Aucun commentaires

A cidade é um chão de palavras pisadas
a palavra criança a palavra segredo.
A cidade é um céu de palavras paradas
a palavra distância e a palavra medo.

A cidade é um saco um pulmão que respira
pela palavra água pela palavra brisa
A cidade é um poro um corpo que transpira
pela palavra sangue pela palavra ira.

A cidade tem praças de palavras abertas
como estátuas mandadas apear.
A cidade tem ruas de palavras desertas
como jardins mandados arrancar.

A palavra sarcasmo é uma rosa rubra.
A palavra silêncio é uma rosa chá.
Não há céu de palavras que a cidade não cubra
não há rua de sons que a palavra não corra
à procura da sombra de uma luz que não há.


Ary dos Santos
00:36:00 - LADY M - Aucun commentaires

CE PETIT MONDE TELLEMENT BIZARRE...
00:35:00 - LADY M - Aucun commentaires

Image Hosted by ImageShack.us
00:34:00 - LADY M - Aucun commentaires

A ARTE DE SER FELIZ

Houve um tempo em que minha janela
se abria sobre uma cidade que parecia
ser feita de giz. Perto da janela havia um
pequeno jardim quase seco.
Era uma época de estiagem, de terra
esfarelada, e o jardim parecia morto.
Mas todas as manhãs vinha um pobre
com um balde e, em silêncio, ia atirando
com a mão umas gotas de água sobre
as plantas. Não era uma rega: era uma
espécie de aspersão ritual, para que o
jardim não morresse. E eu olhava para
as plantas, para o homem, para as gotas
de água que caíam de seus dedos
magros e meu coração ficava
completamente feliz.
Às vezes abro a janela e encontro o
jasmineiro em flor. Outras vezes
encontro nuvens espessas. Avisto
crinças que vão para a escola. Pardais
que pulam pelo muro. Gatos que abrem
e fecham os olhos, sonhando com
pardais. Borboletas brancas, duas a
duas, como refelectidas no espelho do ar.
Marimbondos que sempre me parecem
personagens de Lope de Vega. Às
vezes um galo canta. Às vezes um
avião passa. Tudo está certo, no seu
lugar, cumprindo o seu destino. E eu me
sinto completamente feliz.
Mas, quando falo dessas pequenas
felicidades certas, que estão diante de
cada janela, uns dizem que essas coisas
não existem, outros que só existem
diante das minhas janelas, e outros,
finalmente, que é preciso aprender a
olhar, para poder vê-las assim.


Cecília Meireles

00:33:00 - LADY M - Aucun commentaires

Não tenho ambições nem desejos.
ser poeta não é uma ambição minha.
É a minha maneira de estar sózinho.
...

Ou quando uma nuvem passa a mão por cima da luz
E corre um silêncio pela erva fora.
...
Porque quem ama nunca sabe o que ama
Nem sabe porque ama, nem sabe o que é amar...
...

Da minha aldeia vejo quanto da terra se pode ver do Universo...
Por isso a minha aldeia é tão grande como outra terra qualquer,
Porque eu sou do tamanho do que vejo
E não do tamanho da minha altura...
...

A mim ensinou-me tudo.
Ensinou-me a olhar para as coisas.
Aponta-me todas as coisas que há nas flores.
Mostra-me como as pedras são engraçadas
Quando a gente as tem na mão
E olha devagar para elas.


Fernando Pessoa
00:32:00 - LADY M - Aucun commentaires

A TALE OF TWO CITIES

The Period


It was the best of times, it was the worst of times,
it was the age of wisdom, it was the age of foolishness,
it was the epoch of belief, it was the epoch of incredulity,
it was the season of Light, it was the season of Darkness,
it was the spring of hope, it was the winter of despair,
we had everything before us, we had nothing before us,
we were all going direct to Heaven, we were all going direct
the other way--in short, the period was so far like the present
period, that some of its noisiest authorities insisted on its
being received, for good or for evil, in the superlative degree
of comparison only.


There were a king with a large jaw and a queen with a plain face,
on the throne of England; there were a king with a large jaw and
a queen with a fair face, on the throne of France. In both
countries it was clearer than crystal to the lords of the State
preserves of loaves and fishes, that things in general were
settled for ever.


It was the year of Our Lord one thousand seven hundred and
seventy-five. Spiritual revelations were conceded to England at
that favoured period, as at this. Mrs. Southcott had recently
attained her five-and-twentieth blessed birthday, of whom a
prophetic private in the Life Guards had heralded the sublime
appearance by announcing that arrangements were made for the
swallowing up of London and Westminster. Even the Cock-lane
ghost had been laid only a round dozen of years, after rapping
out its messages, as the spirits of this very year last past
(supernaturally deficient in originality) rapped out theirs.
Mere messages in the earthly order of events had lately come to
the English Crown and People, from a congress of British subjects
in America: which, strange to relate, have proved more important
to the human race than any communications yet received through
any of the chickens of the Cock-lane brood.


France, less favoured on the whole as to matters spiritual than
her sister of the shield and trident, rolled with exceeding
smoothness down hill, making paper money and spending it.
Under the guidance of her Christian pastors, she entertained
herself, besides, with such humane achievements as sentencing
a youth to have his hands cut off, his tongue torn out with
pincers, and his body burned alive, because he had not kneeled
down in the rain to do honour to a dirty procession of monks
which passed within his view, at a distance of some fifty or
sixty yards. It is likely enough that, rooted in the woods of
France and Norway, there were growing trees, when that sufferer
was put to death, already marked by the Woodman, Fate, to come
down and be sawn into boards, to make a certain movable framework
with a sack and a knife in it, terrible in history. It is likely
enough that in the rough outhouses of some tillers of the heavy
lands adjacent to Paris, there were sheltered from the weather
that very day, rude carts, bespattered with rustic mire, snuffed
about by pigs, and roosted in by poultry, which the Farmer, Death,
had already set apart to be his tumbrils of the Revolution.
But that Woodman and that Farmer, though they work unceasingly,
work silently, and no one heard them as they went about with
muffled tread: the rather, forasmuch as to entertain any suspicion
that they were awake, was to be atheistical and traitorous.

In England, there was scarcely an amount of order and protection
to justify much national boasting. Daring burglaries by armed
men, and highway robberies, took place in the capital itself
every night; families were publicly cautioned not to go out of
town without removing their furniture to upholsterers' warehouses
for security; the highwayman in the dark was a City tradesman in
the light, and, being recognised and challenged by his fellow-
tradesman whom he stopped in his character of "the Captain,"
gallantly shot him through the head and rode away; the mall was
waylaid by seven robbers, and the guard shot three dead, and then
got shot dead himself by the other four, "in consequence of the
failure of his ammunition:" after which the mall was robbed in
peace; that magnificent potentate, the Lord Mayor of London, was
made to stand and deliver on Turnham Green, by one highwayman,
who despoiled the illustrious creature in sight of all his
retinue; prisoners in London gaols fought battles with their
turnkeys, and the majesty of the law fired blunderbusses in among
them, loaded with rounds of shot and ball; thieves snipped off
diamond crosses from the necks of noble lords at Court
drawing-rooms; musketeers went into St. Giles's, to search for
contraband goods, and the mob fired on the musketeers, and the
musketeers fired on the mob, and nobody thought any of these
occurrences much out of the common way. In the midst of them,
the hangman, ever busy and ever worse than useless, was in
constant requisition; now, stringing up long rows of miscellaneous
criminals; now, hanging a housebreaker on Saturday who had been
taken on Tuesday; now, burning people in the hand at Newgate by
the dozen, and now burning pamphlets at the door of Westminster Hall;
to-day, taking the life of an atrocious murderer, and to-morrow of a
wretched pilferer who had robbed a farmer's boy of sixpence.

All these things, and a thousand like them, came to pass in
and close upon the dear old year one thousand seven hundred
and seventy-five. Environed by them, while the Woodman and the
Farmer worked unheeded, those two of the large jaws, and those
other two of the plain and the fair faces, trod with stir enough,
and carried their divine rights with a high hand. Thus did the
year one thousand seven hundred and seventy-five conduct their
Greatnesses, and myriads of small creatures--the creatures of this
chronicle among the rest--along the roads that lay before them.

Charles Dickens
00:31:00 - LADY M - Aucun commentaires

00:31:00 - LADY M - Aucun commentaires

Pour avoir le droit de parler, il faut avoir les mains propres. Il faut avoir eu le courage de reconnaître, de réagir si on s'est trompé Abbé Pierre
00:30:00 - LADY M - Aucun commentaires

29 janvier

REGRETS




Même s'il y a des regrets

Des erreurs, des goûts amers et des secrets

Tout ce que l'on a eu, ce qui nous berce encore

Reste le souvenir des moments forts

Le temps passe, le temps presse

Je m'habitue à me passer un peu de tes caresses

De tes sourires et de ton corps

J'aurais peut-être des regrets mais jamais de remords

J'aurais peut-être des regrets, mais jamais de remords

Les excuses ne servent à rien

On ne peut pas vivre hier quand c'est déjà demain

Ce que l'on dit ne compte pas

Il reste ce que j'ai fait, et c'est bien comme ça

Tu me prêtes, tu me donnes

La force et la sagesse de n'en vouloir à personne

Si j'ai le courage de vouloir pardonner

Je n'aurais jamais de remords, tout juste des regrets

Je n'aurais jamais de remords, tout juste des regrets

S'il ne reste plus rien de tous les rêves

Que j'avais prévu pour demain

Je ferais encore l'effort

Pour n'avoir que des regrets et jamais de remords



Patricia Kaas



00:34:00 - LADY M - Aucun commentaires

23 décembre


01:28:58 - LADY M - 6 commentaires

Image Hosted by ImageShack.us
01:22:00 - LADY M - Aucun commentaires

FLOCON DE TEMPS



Une blanche et délicate assemblée

Venant du ciel hors du temps

Nourrit le regard émerveillé

Des hommes aux coeurs d'enfants

Cette multitude paisible de flocons pèlerins

Offre à mon regard depuis le carreau

Le fascinant cadeau, d’un ballet aérien

Prenant tout son temps, pour venir d’en haut

Virevoltant au dessus des toits

Il vient habiller la plaine

Où chacun de mes pas

Viendra crisser sans peine

Alors, quand se rallume le soleil radieux !

L’hivernale ballade écarquille mes yeux !

Pénétré par la douceur de la scène éclairée

Je me mets tout simplement… à la contempler

Comme un défilé de mode improvisé

L’hivernale création saisonnière

Offre aux arbres tristement dénudés

Une éclatante parure dentellière

Le paysage se fait autre monde

J’y trouve le souffle et l’espace

Le silence m’y traverse comme une onde

Venant toucher l’esprit à sa place
Thierry TOURNEBISE
01:19:00 - LADY M - 1 commentaire

LE MONDE A PEU PRÈS

Mais le plus merveilleux était qu'il y eût là, debout sur le dos rond de la planète, entre ce linge aimanté et ces étoiles, une conscience d'homme dans laquelle cette pluie pût se réfléchir comme dans un miroir. Sur une assise de minéraux un songe est un miracle. Et je me souviens d'un songe...

Echoué ainsi une autre fois dans une région de sable épais, j'attendais l'aube. Les collines d'or offraient à la lune leur versant lumineux, et des versants d'ombre montaient jusqu'aux lignes de partage de la lumière. Sur ce chantier désert d'ombre et de lune, régnait une paix de travail suspendu, et aussi un silence de piège, au coeur duquel je m'endormis.

Quand je me réveillai, je ne vis rien que le bassin du ciel nocturne, car j'étais allongé sur une crête, les bras en croix et face à ce vivier d'étoiles. N'ayant pas compris encore quelles étaient ces profondeurs, je fus pris de vertige, faute d'une racine à quoi me retenir, faute d'un toit, d’une branche d’arbre entre ces profondeurs et moi, déjà délié, livré à la chute comme un plongeur.

Mais je ne tombai point. De la nuque aux talons, je me découvrais noué à la terre. J’éprouvais une sorte d’apaisement à lui abandonner mon poids. La gravitation m’apparaissait souveraine comme l’amour.

Je sentais la terre étayer mes reins, me soutenir, me soulever, me transporter dans l’espace nocturne. Je me découvrais appliqué à l’astre, par une pesée semblable à cette pesée des virages qui vous appliquent au char, je goûtais cet épaulement admirable, cette solidité, cette sécurité, et je devinais, sous mon corps, ce pont courbe de mon navire.

J’avais si bien conscience d’être emporté, que j’eusse entendu sans surprise monter du fond des terres, la plainte des matériaux qui se réajustent dans l’effort, ce gémissement des vieux voiliers qui prennent leur gîte, ce long cri aigre que font les péniches contrariées. Mais le silence durait dans l’épaisseur des terres. Mais cette pesée se révélait, dans mes épaules, harmonieuse, soutenue, égale pour l’éternité. J’habitais bien cette patrie, comme les corps des galériens morts, lestés de plomb, le fond des mers.

Et je méditais sur ma condition, perdu dans le désert et menacé, nu entre le sable et les étoiles, éloigné des pôles de ma vie par trop de silence. Car je savais que j’userais, à les rejoindre, des jours, des semaines, des mois, si nul avion ne me retrouvait, si les Maures, demain, ne me massacraient pas. Ici, je ne possédais plus rien au monde. Je n’étais rien qu’un mortel égaré entre du sable et des étoiles, conscient de la seule douceur de respirer...

Et cependant, je me découvris plein de songes.

Ils me vinrent sans bruit, comme des eaux de source, et je ne compris pas, tout d’abord, la douceur qui m’envahissait. Il n’y eut point de voix, ni d’images, mais le sentiment d’une présence, d'une amitié très proche et déjà à demi devinée. Puis, je compris et m’abandonnai, les yeux fermés, aux enchantements de ma mémoire.

Il était, quelque part, un parc chargé de sapins noirs et de tilleuls, et une vieille maison que j’aimais. Peu importait qu’elle fût éloignée ou proche, qu’elle ne pût ni me réchauffer dans ma chair ni m’abriter, réduite ici au rôle de songe : il suffisait qu’elle existât pour remplir ma nuit de sa présence. Je n’étais plus ce corps échoué sur une grève, je m’orientais, j’étais l’enfant de cette maison, plein du souvenir de ses odeurs, plein de la fraîcheur de ses vestibules, plein des voix qui l’avaient animée. Et jusqu’au chant des grenouilles dans les mares qui venait ici me rejoindre. J’avais besoin de ces mille repères, pour me reconnaître moi-même, pour découvrir de quelles absences était fait le goût de ce désert, pour trouver un sens à ce silence fait de mille silences, où les grenouilles même se taisaient. Non, je ne logeais, plus entre le sable et les étoiles. Je ne recevais plus du décor qu’un message froid. Et ce goût même d’éternité que j’avais cru tenir de lui, j’en découvrais maintenant l’origine. Je revoyais les grandes armoires solennelles de la maison. Elles s’entrouvraient sur des piles de draps blancs comme neige. Elle s’entrouvraient sur des provisions glacées de neige. La vieille gouvernante trottait comme un rat de l’une à l’autre, toujours vérifiant, dépliant, repliant, recomptant le linge blanchi, s’écriant : « Ah ! mon Dieu, quel malheur », à chaque signe d’usure qui menaçait l’éternité de la maison, aussitôt courant se brûler les yeux sous quelque lampe, à réparer la trame de ces nappes d’autel, à ravauder ces voiles de trois-mâts, à servir je ne sais quoi de plus grand qu’elle, un Dieu ou un navire.


SAINT-EXUPÉRY

Extrait de TERRE DES HOMMES

01:18:00 - LADY M - Aucun commentaires

Image Hosted by ImageShack.us
NOËL APPROCHE A GRANDS PAS





UNE PENSÉE POUR LA SEMAINE
Peu importe ce qu'on pourra vous dire, les mots et les idées peuvent changer le monde.(Peter Weir)



Image Hosted by ImageShack.us
01:09:00 - LADY M - Aucun commentaires









00:30:00 - LADY M - Aucun commentaires

05 novembre

13:57:32 - LADY M - Aucun commentaires

08 octobre

03:49:53 - LADY M - 2 commentaires

Je te l'ai dit...



Je te l'ai dit pour les nuages
Je te l'ai dit pour l'arbre de la mer
Pour chaque vague pour les oiseaux dans les feuilles
Pour les cailloux du bruit
Pour les mains familières
Pour l'oeil qui devient visage ou paysage
Et le sommeil lui rend le ciel de sa couleur
Pour toute la nuit bue
Pour la grille des routes
Pour la fenêtre ouverte pour un front découvert
Je te l'ai dit pour tes pensées pour tes paroles
Toute caresse toute confiance se survivent.


Paul Éluard
03:42:50 - LADY M - Aucun commentaires

03:36:19 - LADY M - Aucun commentaires

Emincés de " pourquoi vivre ? "

1. Vivre pour qu'un jour de grand soleil, tranquillement assis et l'esprit reposé, pouvoir admirer une fleur, un papillon...

2. Vivre pour qu'un jour de grand soleil, tranquillement assis et l'esprit reposé, pouvoir boire une bière en terrasse, un jus de fruit ou un café...

3. Vivre pour sourire à une personne que l'on aime...

4. Vivre pour essayer d'être heureux et de donner l'espoir...

5. Vivre parce que même s'il y a parfois la pluie et le mauvais temps, le soleil est toujours là...

6. Vivre parce que des personnes ont besoin de nous, de notre chaleur, de notre soutien, de nos paroles, de notre présence...

7. Vivre pour un jour se bronzer à la mer ou se promener sur les sentiers d'une montagne...

8. Vivre pour un jour connaître l'amour...

9. Vivre pour un jour jouer au foot-ball entre amis ou simplement taper dans un ballon jouant avec sa progéniture...

10. Vivre pour connaître un jour les ' joies du mariage ' sans peut-être pour autant aller jusqu'au divorce...

11. Vivre pour faire des efforts parce que vivre, bien souvent, demande des efforts encore et toujours...

12. Vivre pour surmonter ses peines et aller de l'avant...

13. Vivre pour progresser sur soi-même, prendre de ' l'arôme avec le temps '.

14. Vivre pour essayer de faire de son mieux même si le résultat n'est pas toujours à la hauteur de ses espérances...

15. Vivre pour se déplacer sur une ligne du temps et, de temps en temps, se dire : ' je n'ai pas trop mal mené ma barque... '

16. Vivre pour gagner en humilité.

17. Vivre pour essayer de trouver des solutions, des arrangements, des issues, à tout ce qui nous pose des problèmes et des difficultés.

18. Vivre pour, entre autre aussi, faire progresser le bien sur la terre et éviter si possible d'apporter de la souffrance.

19. Vivre et faire bouger des choses...

20. Vivre pour un jour partager un bon repas en famille ou entre amis.

21. Vivre pour tous les petits plaisirs de la vie, prendre un bon café, une bonne douche, une pause, un repas, discuter, écouter une belle chanson...

22. Vivre pour sentir rentrer l'air dans ses poumons et se dire ' je vis '.

23. Vivre pour grandir.

24. Vivre pour se lever, travailler, avancer, gagner sa vie...

25. Vivre pour un soir regarder un coucher de soleil, vivre pour regarder les étoiles.

26. Vivre pour apporter de l'aide à autrui, vivre pour sourire à un coeur au désespoir.

27. Vivre pour un jour mourir, vivre parce que des personnes ont souhaité que l'on vive heureux.

28. Vivre pour un jour danser et rire...

29. Vivre pour découvrir, pour apprendre, pour créer, pour innover, pour expérimenter...

30. Vivre pour s'amuser, se distraire, vivre pour voyager ...

31. Vivre pour se dépasser, pour maîtriser, vivre pour le sport...

32. Vivre pour faire des choses, vivre pour gagner des défis.

33. Vivre pour embellir sa maison, son quotidien, son look, son apparence...

34. Vivre pour séduire, vivre pour ' avoir '...

35. Vivre pour admirer, vivre pour contempler, vivre pour s'émerveiller...

36. Vivre pour sentir l'odeur de l'herbe coupée ou l'odeur de l'air après l'orage...

37. Vivre pour avoir le plaisir de se réchauffer quand on a eu froid...

38. Vivre pour partager des idées, des émotions voire des sentiments avec des gens, vivre pour l'amitié.

39. Vivre pour organiser, prévoir, planifier, obtenir des résultats, vivre pour ' avancer dans les herbes hautes '...

40. Vivre pour améliorer ses compétences, progresser et aussi s'améliorer humainement.

41. Vivre et essayer de rêver, et se dire que peut-être un jour ses rêves pourraient se réaliser.

42. Vivre pour avoir de nouveaux désirs et de nouvelles envies...

43. Vivre pour voir le sourire des personnes que l'on aime, donner à ses enfants, voir sa famille, ses proches, ses amis, le plus de monde heureux...

44. Vivre pour prendre soin du bonheur fragile.

45. Vivre et essayer de combattre l'injustice, la haine, l'oppression, les inégalités...

46. Vivre et essayer d'apporter un peu de chaleur aux gens.

47. Vivre pour plaisanter, apporter de la bonne humeur.

48. Vivre et essayer de ne pas juger.

49. Vivre et accomplir son destin, si l'on peut dire les choses ainsi...vivre pour des petits moments de joie et de plaisirs...petits moments épars mais qui peuvent redonner tout son sens à la vie...

50. Vivre pour essayer de développer son sens de l'amour et essayer d'être heureux...

François Gagol,
03:31:59 - LADY M - Aucun commentaires

28 juillet

MERCI A TOUTES CELLES QUI PASSENT...

19:56:46 - LADY M - 2 commentaires