05 novembre

13:57:32 - LADY M - Aucun commentaires

08 octobre

03:49:53 - LADY M - 2 commentaires

Je te l'ai dit...



Je te l'ai dit pour les nuages
Je te l'ai dit pour l'arbre de la mer
Pour chaque vague pour les oiseaux dans les feuilles
Pour les cailloux du bruit
Pour les mains familières
Pour l'oeil qui devient visage ou paysage
Et le sommeil lui rend le ciel de sa couleur
Pour toute la nuit bue
Pour la grille des routes
Pour la fenêtre ouverte pour un front découvert
Je te l'ai dit pour tes pensées pour tes paroles
Toute caresse toute confiance se survivent.


Paul Éluard
03:42:50 - LADY M - Aucun commentaires

03:36:19 - LADY M - Aucun commentaires

Emincés de " pourquoi vivre ? "

1. Vivre pour qu'un jour de grand soleil, tranquillement assis et l'esprit reposé, pouvoir admirer une fleur, un papillon...

2. Vivre pour qu'un jour de grand soleil, tranquillement assis et l'esprit reposé, pouvoir boire une bière en terrasse, un jus de fruit ou un café...

3. Vivre pour sourire à une personne que l'on aime...

4. Vivre pour essayer d'être heureux et de donner l'espoir...

5. Vivre parce que même s'il y a parfois la pluie et le mauvais temps, le soleil est toujours là...

6. Vivre parce que des personnes ont besoin de nous, de notre chaleur, de notre soutien, de nos paroles, de notre présence...

7. Vivre pour un jour se bronzer à la mer ou se promener sur les sentiers d'une montagne...

8. Vivre pour un jour connaître l'amour...

9. Vivre pour un jour jouer au foot-ball entre amis ou simplement taper dans un ballon jouant avec sa progéniture...

10. Vivre pour connaître un jour les ' joies du mariage ' sans peut-être pour autant aller jusqu'au divorce...

11. Vivre pour faire des efforts parce que vivre, bien souvent, demande des efforts encore et toujours...

12. Vivre pour surmonter ses peines et aller de l'avant...

13. Vivre pour progresser sur soi-même, prendre de ' l'arôme avec le temps '.

14. Vivre pour essayer de faire de son mieux même si le résultat n'est pas toujours à la hauteur de ses espérances...

15. Vivre pour se déplacer sur une ligne du temps et, de temps en temps, se dire : ' je n'ai pas trop mal mené ma barque... '

16. Vivre pour gagner en humilité.

17. Vivre pour essayer de trouver des solutions, des arrangements, des issues, à tout ce qui nous pose des problèmes et des difficultés.

18. Vivre pour, entre autre aussi, faire progresser le bien sur la terre et éviter si possible d'apporter de la souffrance.

19. Vivre et faire bouger des choses...

20. Vivre pour un jour partager un bon repas en famille ou entre amis.

21. Vivre pour tous les petits plaisirs de la vie, prendre un bon café, une bonne douche, une pause, un repas, discuter, écouter une belle chanson...

22. Vivre pour sentir rentrer l'air dans ses poumons et se dire ' je vis '.

23. Vivre pour grandir.

24. Vivre pour se lever, travailler, avancer, gagner sa vie...

25. Vivre pour un soir regarder un coucher de soleil, vivre pour regarder les étoiles.

26. Vivre pour apporter de l'aide à autrui, vivre pour sourire à un coeur au désespoir.

27. Vivre pour un jour mourir, vivre parce que des personnes ont souhaité que l'on vive heureux.

28. Vivre pour un jour danser et rire...

29. Vivre pour découvrir, pour apprendre, pour créer, pour innover, pour expérimenter...

30. Vivre pour s'amuser, se distraire, vivre pour voyager ...

31. Vivre pour se dépasser, pour maîtriser, vivre pour le sport...

32. Vivre pour faire des choses, vivre pour gagner des défis.

33. Vivre pour embellir sa maison, son quotidien, son look, son apparence...

34. Vivre pour séduire, vivre pour ' avoir '...

35. Vivre pour admirer, vivre pour contempler, vivre pour s'émerveiller...

36. Vivre pour sentir l'odeur de l'herbe coupée ou l'odeur de l'air après l'orage...

37. Vivre pour avoir le plaisir de se réchauffer quand on a eu froid...

38. Vivre pour partager des idées, des émotions voire des sentiments avec des gens, vivre pour l'amitié.

39. Vivre pour organiser, prévoir, planifier, obtenir des résultats, vivre pour ' avancer dans les herbes hautes '...

40. Vivre pour améliorer ses compétences, progresser et aussi s'améliorer humainement.

41. Vivre et essayer de rêver, et se dire que peut-être un jour ses rêves pourraient se réaliser.

42. Vivre pour avoir de nouveaux désirs et de nouvelles envies...

43. Vivre pour voir le sourire des personnes que l'on aime, donner à ses enfants, voir sa famille, ses proches, ses amis, le plus de monde heureux...

44. Vivre pour prendre soin du bonheur fragile.

45. Vivre et essayer de combattre l'injustice, la haine, l'oppression, les inégalités...

46. Vivre et essayer d'apporter un peu de chaleur aux gens.

47. Vivre pour plaisanter, apporter de la bonne humeur.

48. Vivre et essayer de ne pas juger.

49. Vivre et accomplir son destin, si l'on peut dire les choses ainsi...vivre pour des petits moments de joie et de plaisirs...petits moments épars mais qui peuvent redonner tout son sens à la vie...

50. Vivre pour essayer de développer son sens de l'amour et essayer d'être heureux...

François Gagol,
03:31:59 - LADY M - Aucun commentaires

07 octobre









16:30:00 - LADY M - Aucun commentaires

28 juillet

MERCI A TOUTES CELLES QUI PASSENT...

19:56:46 - LADY M - 2 commentaires

11 juin

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20:00:55 - LADY M - 1 commentaire

02 juin

23:59:31 - LADY M - Aucun commentaires

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23:56:42 - LADY M - Aucun commentaires

ROCK IN RIO LISBOA 2008

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23:55:50 - LADY M - Aucun commentaires

29 mai

WAKE UP!!!

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01:09:14 - LADY M - Aucun commentaires

ASSOMONS LES PAUVRES!

Texte extrait du Spleen de Paris.

Pendant quinze jours, je m’étais confiné dans ma chambre, et je m’étais entouré des livres à la mode dans ce temps-là (il y a seize ou dix-sept ans) ; je veux parler des livres où il est traité de l’art de rendre les peuples heureux, sages et riches, en vingt-quatre heures. J’avais donc digéré, - avalé, veux-je dire,- toutes les élucubrations de tous ces entrepreneurs de bonheur public, - de ceux qui conseillent à tous les pauvres de se faire esclaves, et de ceux qui leur persuadent qu’ils sont tous des rois détrônés. – On ne trouvera pas surprenant que je fusse alors dans un état d’esprit avoisinant le vertige ou la stupidité.
Il m’avait semblé seulement que je sentais, confiné au fond de mon intellect, le germe obscure d’une idée supérieure à toutes les formules de bonne femme dont j’avais récemment parcouru le dictionnaire. Mais ce n’était que l’idée d’une idée, quelque chose d’infiniment vague.
Et je sortis avec une grande soif. Car le goût passionné des mauvaises lectures engendre un besoin proportionnel du grand air et des rafraîchissants.
Comme j’allais entrer dans un cabaret, un mendiant me tendit son chapeau, avec un de ces regards inoubliables qui culbuteraient les trônes, si l’esprit remuait la matière, et si l’œil d’un magnétiseur faisait mûrir des raisins.
En même temps, j’entendis une voix qui chuchotait à mon oreille, une voix que je reconnu bien ; c’était celle d’un bon Ange, ou d’un bon Démon, qui m’accompagne partout.
Puisque Socrate avait son bon Démon, pourquoi n’aurais-je pas mon bon Ange, et pourquoi n’aurais-je pas l’honneur, comme Socrate, d’obtenir mon brevet de folie, signé du subtil Lélut et du bien avisé Baillarger ?
Il existe cette différence entre le Démon de Socrate et le mien qui celui de Socrate ne se manifestait à lui que pour défendre, avertir, empêcher, et que le mien daigne conseiller, suggérer, persuader. Ce pauvre Socrate n’avait qu’un Démon prohibiteur ; le mien est un grand affirmateur, le mien est un Démon d’action, ou Démon de combat.
Or, sa voix me chuchotait ceci : « Celui-là, seul, est l’égal d’un autre, qui le prouve, et celui-là, seul, est digne de la liberté, qui sait la conquérir. »
Immédiatement, je sautais sur mon mendiant. D’un seul coup de poing, je lui bouchai un œil, qui devint, en une seconde, gros comme une balle. Je cassais un de mes ongles à lui briser deux dents, et comme je ne me sentais pas assez fort, étant né délicat et m’étant peu exercé à la boxe, pour assommer rapidement ce vieillard, je le saisis d’une main par le collet de son habit, de l’autre, je l’empoignai à la gorge, et je me mis à lui secouer vigoureusement la tête contre un mur. Je dois avouer que j’avais préalablement inspecté les environs d’un coup d’œil, et que j’avais vérifié que dans cette banlieue déserte je me trouvais, pour assez longtemps, hors de la portée de tout agent de police.
Ayant ensuite, par un coup de pied lancé dans le dos, assez énergique pour briser les omoplates, terrassé ce sexagénaire affaibli, je me saisis d’un grosse branche d’arbre qui traînait à terre, et je le battis avec l’énergie obstinée des cuisiniers qui veulent attendrir un beefsteak.
Tout à coup, - ô miracle ! ô jouissance du philosophe qui vérifie l’excellence de sa théorie ! – je vis cette antique carcasse se retourner, se redresser avec une énergie que je n’aurais jamais soupçonnée dans une machine si singulièrement détraquée, et, avec un regard de haine qui me parut de bon augure, le malandrin décrépit se jeta sur moi, me pocha les deux yeux, me cassa quatre dents, et avec la même branche d’arbre me battit dru comme plâtre. – Par mon énergique médication, je lui avait donc rendu l’orgueil et la vie.
Alors, je lui fis force signes pour lui faire comprendre que je considérais la discussion comme finie, et me relevant avec la satisfaction d’un sophiste de Portique, je lui dis : « Monsieur, vous êtes mon égal ! veuillez me faire l’honneur de partager avec moi ma bourse ; et souvenez-vous, si vous êtes réellement philanthrope, qu’il faut appliquer à tous vos confrères, quand ils vous demanderont l’aumône, la théorie que j’ai eu la douleur d’essayer sur votre dos. »
Il m’a bien juré qu’il avait compris ma théorie, et qu’il obéirait à mes conseils.


Charles Baudelaire..
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00:51:50 - LADY M - Aucun commentaires

16 mai

MAD WORLD

All around me are familiar faces
Worn out places, worn out faces
Bright and early for their daily races
Going nowhere, going nowhere
Their tears are filling up their glasses
No expression, no expression
Hide my head I want to drown my sorrow
No tomorrow, no tomorrow

And I find it kinda funny
I find it kinda sad
The dreams in which I'm dying
Are the best I've ever had
I find it hard to tell you
I find it hard to take
When people run in circles
It's a very, very mad world mad world

Children waiting for the day they feel good
Happy Birthday, Happy Birthday
Made to feel the way that every child should
Sit and listen, sit and listen
Went to school and I was very nervous
No one knew me, no one knew me
Hello teacher tell me what's my lesson
Look right through me, look right through me

And I find it kinda funny
I find it kinda sad
The dreams in which I'm dying
Are the best I've ever had
I find it hard to tell you
I find it hard to take
When people run in circles
It's a very, very mad world ... world
Enlarge your world
Mad world

Gary Jules
19:09:09 - LADY M - Aucun commentaires




18:52:59 - LADY M - Aucun commentaires

01 mai

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23:32:05 - LADY M - 3 commentaires

24 avril

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17:09:04 - LADY M - 3 commentaires

...

Le bonheur, c'est arriver à être heureux lorsque tout va bien...
Souvent des gens pour qui tout semble aller très bien ne sont pas vraiment heureux. On pourrait se dire qu'il y a quelque chose qui ne va pas ? Peut-être ? Ces personnes ont l'impression d'être « arrivés en bout de piste », tout avoir pour le bonheur mais pourtant quelque chose semble leur manquer... Ce peut être le fait de ne plus avoir à désirer ou le fait qu'il leur manque une certaine forme d'amour ou de bonheur. Une forme de monotonie semble les guetter. Ils savent qu'ils ont presque tout et en sont d'autant plus tristes. Parfois aussi des gens qui ont des moments de détente ne savent plus se détendre, trop habitués à travailler...
Zitoun, quarante ans, svelte, sportif, 1 m 87, bien dans sa peau a toujours un peu cherché le bonheur, du moins il essaie souvent d'améliorer les choses en général. Il est marié depuis cinq ans, a une jolie petite fille de trois ans, un métier attrayant qui lui convient, il gagne relativement bien sa vie, il ne semble pas avoir de problèmes majeurs.

Parfois Zitoun semble morose, il semble être déçu du présent mais sans vraiment savoir pourquoi. Cela est épisodique et, il est vrai, un peu désagréable. Il se dit qu'il a tout pour être heureux mais de temps en temps sans vraiment savoir pourquoi il se sent triste. Cela semble faire comme une « machine » qui d'un seul coup tourne au ralenti. On peut se demander Zitoun est-il vraiment heureux ou s'en donne-t-il l'illusion ? Il a peut-être quelques difficultés dont il n'a pas réellement conscience ? Souvent il se sent un peu « aux anges » et puis brusquement arrive un coup de morosité, voire parfois une tristesse, une mélancolie profonde. Il a remarqué que cela se produisait souvent le week-end. Cela ne dure pas très longtemps, de l'ordre de deux ou trois ou quatre heures au plus.

Cela est peut-être dû au fait que principalement le week-end, dans ses moments de détente, il se retrouve face à lui-même, il doit décider pour son propre bonheur et non plus accomplir les tâches qu'il doit réaliser pour son travail. Son bonheur tient au fait le plus souvent qu'il a fait ce qu'il y avait à faire.

Zitoun ne sait plus vraiment se détendre, penser à rien d'autre qu'à se reposer. Je pense que c'est cela qui le perturbe. A toujours trop vouloir « progresser », « avancer » dans plusieurs domaines, on finit par ne plus vraiment savoir se détendre.

Quand on touche le bonheur, il peut y avoir une petite mélancolie qui s'installe et qui parfois perdure... un peu comme s'il semblait toujours manquer quelque chose au bonheur...

Réussir à être heureux lorsque tout va bien ne semble pas toujours chose facile pour tout le monde. Arriver à vivre la « bonheur attitude », si l'on peut dire, peut se voir comme une conduite de vie à maîtriser.

Quelque part je crois que nous avons toujours envie de découvrir, d'apprendre, d'être agréablement surpris, d'être étonné... ce doit être dans la nature humaine.

François Gagol, ReGards sur le bonheur.

16:51:12 - LADY M - 1 commentaire

16:44:29 - LADY M - Aucun commentaires

L'ÉCHO

Rôdant, triste et solitaire
Dans la forêt du mystère,
J’ai crié le coeur très las :
- « La vie est triste ici-bas ! »
L’Écho m’a répondu : « Bah ! »
– « Écho, la vie est méchante ! »
Et, d’une voix bien touchante,
L’Écho m’a répondu : « Chante ! »
– « Écho, Écho des grands bois,
Lourde, trop lourde est ma croix ! »
L’Écho m’a répondu : « Crois ! »
– « La haine en moi va germer,
Dois-je rire ou blasphémer ? »
Et l’Écho m’a dit : « Aimer ! »
Comme l’Écho des grands bois
M’a conseillé de le faire :
J’aime, je chante et je crois !
Et je suis heureux sur terre !

Théodore Botrel
16:41:35 - LADY M - Aucun commentaires

16:37:39 - LADY M - Aucun commentaires

LE MIROIR


Jamais vous ne pourrez vous voir vous-même dans un miroir. Un miroir peut être utile à votre toilette, voire indispensable, mais ce n'est pas dans un miroir que vous trouverez la révélation de vous-même. Vous ne pouvez pas vous regarder priant dans un miroir, vous ne pouvez pas vous voir comprenant dans un miroir. Votre vie profonde, celle par laquelle vous vous transformez vous-même, c'est une vie qui s'accomplit dans un regard vers l'autre.
Dès que le regard revient vers soi, tout l'émerveillement reflue et devient impossible. Quand on s'émerveille, c'est qu'on ne se regarde pas. Quand on prie, c'est qu'on est tourné vers un autre ; quand on aime vraiment, c'est qu'on est enraciné dans l'intimité d'un être aimé. Il est donc absolument impossible de se voir dans un miroir autrement que comme une caricature si l'on prétendait y trouver son secret.

La vie profonde échappe à la réflexion du miroir ; elle ne peut se connaître que dans un autre et pour lui. Quand vous vous oubliez parce que vous êtes devant un paysage qui vous ravit, ou devant une oeuvre d'art qui vous coupe le souffle, ou devant une pensée qui vous illumine, ou devant un sourire d'enfant qui vous émeut, vous sentez bien que vous existez, et c'est même à ces moments-là que votre existence prend tout son relief, mais vous le sentez d'autant plus fort que justement l'événement vous détourne de vous-même. C'est parce que vous ne vous regardez pas que vous vous voyez réellement et spirituellement, en regardant l'autre et en vous perdant en lui. C'est cela le miracle de la connaissance authentique. Dans le mouvement de libération où nous sortons de nous-mêmes, où nous sommes suspendus à un autre, nous éprouvons toute la valeur et toute la puissance de notre existence...

Dans ce regard vers l'autre, nous naissons à nous-mêmes.

M. Zundel

16:36:47 - LADY M - 1 commentaire

16:33:25 - LADY M - Aucun commentaires

Entrei no café com um rio na algibeira
e pu-lo no chão,
a vê-lo correr
da imaginação...

A seguir, tirei do bolso do colete
nuvens e estrelas
e estendi um tapete
de flores
a concebê-las.

Depois, encostado à mesa,
tirei da boca um pássaro a cantar
e enfeitei com ele a Natureza
das árvores em torno
a cheirarem ao luar
que eu imagino.

E agora aqui estou a ouvir
A melodia sem contorno
Deste acaso de existir
-onde só procuro a Beleza
para me iludir
dum destino.

José Gomes Ferreira
16:31:58 - LADY M - Aucun commentaires

06 mars

TOUT SIMPLEMENT PARCE QUE J'AIME...

19:24:46 - LADY M - 3 commentaires

10 février

LA SUITE PLUS TARD...

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compteur

04:24:21 - LADY M - 4 commentaires

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04:23:29 - LADY M - Aucun commentaires

QUATRE

Dans quels longs abîmes dansaient-ils ? Dans quels longs salons
souriaient de beaux visages, si fous,
si malheureux, entre or et soie – travail de l’oubli ! –
et les cristaux et la lumière dressée et mobile
au bout des tiges de cire des fleurs à un seul pétale ?

Ah... les ombres glissantes paraissaient aussi vivantes
dans les miroirs limpides, impeccables, vides pour toujours,
brillants jardins fictifs, au portique trompeur.

La nuit m’entraînait et me disait :
« Mon chemin est toujours au-delà de tout :
que deviennent ces yeux, ces lèvres et ces mains scintillantes ?
Et ces danses, - où glissent-elles, que deviennent-elles si je déroule
mes demeures improvisées ?
Et ces ombres que feront-elles, si je ferme soudain
mes portes limpides ? »

La nuit m’élevait en elle comme l’eau docile d’un immense moulin.
Et elle roulait avec moi dans son monde silencieux et délivré.
Il n’y avait plus rien : seulement son pouvoir, sa grandeur, sa solitude.
Elle était déserte, absente, et en même temps pleine, et palpitante.
Elle faisait apparaître et disparaître des mirages, et rien n’en subsistait.
Et c’était une étrange surdité, pénétrante,
qui absorbait toutes les paroles et les musiques.


04:21:55 - LADY M - Aucun commentaires

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