doramaarpintora :
UN HOMME A LA MÈRE
Et un jour un homme
Un homme à la mère
Sorti de ses flancs
Un homme ?
Ou un éternel enfant
Un homme à la mère y couche ses éléments
Autant de mères que de gréements
Autant d'accouchements que de portraits
Autant d'enfants que de secrets
Aux mères voguant sur la mer de la tranquillité
Qui dans la fleur de la jeunesse
Ont confiées leur vie prématurée
A d'autres assistantes maternelle à la nichée
Au mères au grand jardin là-bas
Ou l'appel de la mère au-delà
Tient sa fille en port d'attache
Ou la mère se cheville au corps
Un souvenir d'elle pour tout décor
Aux mères voguant sur la mer de la tranquillité
Qui ont mis au monde le firmament
Comme un miracle se berce sur l'astre dormant
Aux mères qui à bout de bras
Ont sortie l'enfant de leurs entrailles
Quand le père est parti sans hommage
A la mère qui tient pour la survie
Afin que grandisse orphelin de père
Son tout petit n'ayant pour tout parent
Que la mère en héritage
A la mère secourable
Près du lit de son petit malade
Pour celles qui prient en cachette
Le bon dieu ou quelques rois mages
Pour la petite histoire du soir
Ou pour la douce image
Pour la myrrhe, l'or ou l'encens
Pour la guérison de l'enfant
A là mère qui a perdu l'enfant
Qui sur son ventre porte la stèle
La croix, l'étoile ou le croissant
A là mère qui a perdu l'enfant
Au carré des petits anges blancs
A la fille mère encore enfant
Qui hier langeait ses baigneurs
Et baignait dans une cité dépourvue de clarté
Ses frères et soeurs s'en se lasser
A la fille mère dont le ventre arrondi
Soudain la vieillit à la veillée
A l'adolescente grosse encore de tant de projets
A la mère de Birmanie
Qui n'a plus le riz pour son chérubin
Qui sur un bout de terre, le sein flétri
Attend l'aide hospitalière
Sur un jour sans lendemain
A la mère de Birmanie qui dans ce régime austère
N'a plus comme étendard que son espoir de mère
A la mère du bout du monde
Pour son dernier combat
A la mère du bout du monde
Qui attend là-bas !
A la mère Chinoise
Recherchant son bambin
Emporté par les eaux
Sur quelques fortunes en radeaux
L'enfant du tremblement de terre
Pour un peu de riz aux champs de sa mère
A la mère du nid vide
Son enfant est parti
La mère du nid vide
Le revoit encore adolescent
Mais le temps a passé
Si violemment
La mère du nid vide
Doit apprendre à voler
Un peu de son temps
A la corbeille de la mariée
A la mère dont l'enfant à été enlevé
Dans d'étranges pays
Ou de lointaines contrées
Qui attend un signe à recevoir
Ou le coeur s'endeuille sans messages
A celle qui attend le retour de son enfant
Comme un présage
A la mère qui porte la vie
Tout au fond de ses entrailles
Ce petit cm qui prend forme
Et qui grandi sans ombrage
A cette nouvelle grossesse
Emprunte de tant de promesses
A la mère de famille nombreuse
Dont le nombre à la couvée
Ne la rend pas moins heureuse
A la corvée de ses bouches affamées
A la mère centenaire
Arrière, arrière, arrière
Qui au bout de ses noces de diamant
Serre très fort la petite main de sa généalogie
Comme un vin d'honneur sur sa très longue vie
A la mère sous "X"
D'un chromosome "Y"
Qui n'oubliera jamais
Ni la lettre, ni le jour
Ni le prénom donné
A la mère sous "X"
D'un chromosome "Y"
Dans son grand abandon
A chaque mère ayant enfanté
Pour la continuité de ce monde insensé
Qui espèrent un monde meilleur
Ainsi qu'une meilleure humanité
Qui ont offert à la vie
Leurs plus beaux fruits
A chaque mère "je t'aime"
Ce "je t'aime"
Contre tout anathème
A chaque mère "je t'aime"
Ce "je t'aime"
Pour toute nature humaine
Et un jour un homme...
Dans toutes ces mères
Que le courant vient de traverser
Un homme à la mère
Sorti de ses flancs
Et un jour un homme
Ou bien un éternel enfant
Un homme à la mère
Tout simplement
Pensées affectueuses aux mères de ce jardin
Que l'on fête au dimanche qui vient
DORA MAAR
Merci douce Dora
Tom n'a pas pu attendre plus longtemps... ce matin à 7h, il s'est glissé sur la pointe des pieds dans ma chambre et à posé sur mon lit son cadeau.
Un très beau tableau qu'il a peint. Une jolie carte avec un poême et un beau dessin.
Mathis m'a offert une très jolie tulipe avec l'empreinte de ses pieds qui forment les feuilles, très joli aussi. Et un poême :
"Pour maman : Ton bébé ne sait pas dire. mais comprends dans son sourire qu'il t'aime de tout son coeur et grandit pour ton bonheur."
Je suis une maman comblée !